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Ils sont quatre et ont des démarches à la fois individuelles et complémentaires.
Les thèmes abordés par le collectif 4 parlent du corps et de l’organique, les jeux sur la citation et le détournement, l’exploration de l’espace intime et des pratiques sociales.
Ils proposent à l’occasion de « 4 » des images tout à la fois proches et singulières.
Pour l’occasion de cette rencontre, une performance de Rodolphe Cintorino, vendredi 3o à 19h30, aura lieu au sein même de la galerie.
Guillaume Baychelier, propose un art mélangé entre le minimalisme et de baroque. Il touche la vidéo, la photographie numérique, le dessin et la musique.Ancrant essentiellement sa pratique autour des possibilités offertes par les technologies
numériques, il explore les multiples sens du langage et interroge notre rapport au réel et à l’immatériel. A travers des mises en scènes savamment orchestrées, il se joue des images pour sonder les rêves, les pulsions et les fantasmes et fait ainsi de l’inconscient la matière même de son oeuvre.

Rodolphe Cintorino, a une pratique qui s’articule autour d’une réflexion mettant en avant l’élément «brouillé », paradoxal, qui unit Libertés et Limites. Au travers de ses performances et installations, il crée des ensembles qui se jouent des matières, les déplace et ainsi interroge ce qui, dans les doctrines et valeurs collectives, révèle paradoxe, tension et violence. C’est avec une certaine forme de cynisme qu’il crée des mélanges sensibles « sous tension », des symboliques plastiques,sortes de révélateurs de la complexité de nos origines.
Rodolphe propose à La Vitrine un ensemble de cinq pièces issues de son travail qu’il
associe pour l’occasion au « Bruit blanc ».

Marie Lankester elle, à travers des compositions mi-abstraites mi-figuratives (dessins, encres, aquarelles et installations), interroge son rapport à l’espace intime, au déracinement et à l’absence. Méditation sur la perte, son travail renvoie également aux images de l’enfance. Elle propose un parcours à la fois visuel et mental dans lequel la figure symbolique de la maison s’impose. La présence du noir se décline comme expérience de l’épure et du retranchement tandis que le vide, rythmant les représentations, renvoie à la part manquante, la trace de ce qui n’est plus ou n’a pas été.

Le travail d’Emmanuelle Leperlier mêle imagerie scientifique, éléments végétaux, corps artificiels et textiles raffinés. Jouant sur les limites et les frontières, elle propose une réflexion sur l’enveloppe et le passage du temps. Dans ses oeuvres, les détails anatomiques hésitent entre motifs, flores,paysages et offrent une vision oscillant entre prolifération et décomposition. Le corps devient vêtement et le vêtement peau, mue étrange, étonnant habit-habité, corps us-âgé*. Dessins,installations et objets sont une ode à la fragilité intrinsèque des choses et renvoient à la vanité de nos existences.
