LA VITRINE

Contemporary art gallery in Arles since Mars 2010 promoting multidisciplinary emerging artists

( 11 rue Jouvène - 13200 Arles )

La galerie La Vitrine vous présente d’une part “Complexe du corps et de l’espace”.La recherche de trois photographes qui donnent ensemble une vision progressive du rapport au monde.Ce projet est né d’une volonté de partager leurs visions autour d’une même matière : les rapports entre corps et espace. De ces questionnements sont nées trois recherches bien particulières. “De par nos différentes manières de traiter le sujet, nos regards personnels sur le monde, et nos inclinaisons artistiques et plastiques, nous avons créé une sorte de cheminement.”

Le parcours s’ouvre ainsi sur un vocabulaire très conceptuel, qui considère le corps évoluant dans un espace, pour transiter vers un regard de plus en plus sensible et atteindre, finalement, l’espace du corps.

Mélanie Hurel,diplômée de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans,en communication visuelle et photographie, elle partage aujourd’hui son temps (personnel et professionnel) entre graphisme et photographie.

“Ma pratique de la photographie évolue en permanence.Elle se transforme selon les choses que j’apprends et qui créent de nouveaux questionnements. En effet,la photographie me permet de poser des questions.C’est par elle que j’étudie, dans un désir de compréhension du monde, les manières dont le corps et l’espace entrent en interaction. Et c’est par elle que cette étude s’enrichit petit à petit en m’apportant,chaque jour, des réponses, que je m’efforce de traduire plastiquement. Elle est riche, juste et personnelle et semble me proposer encore une infinité de choses que je suis impatiente d’expérimenter et de comprendre.”

Gilles Coste de Bagneaux, diplômé de l’École Supérieure des Arts Modernes à Paris,
il est aujourd’hui associé du studio de création IDproject et membre fondateur de l’association Noise Gate Circus (collectif d’artistes).

“Mon travail photographique s’inscrit dans mon rapport à l’image en général : j’en ai fait ma vie. Après avoir passé du temps à user des valeurs et codes de l’image dans le domaine des arts appliqués, je perçois la photo comme le médium qui est par nature le moins synthétique de l’expression picturale. J’aime marier son ancrage dans le réel avec des valeurs conceptuelles,on en garde une sensation proche du rêve éveillé.”

Robin Eyraud “Je suis depuis longtemps fasciné par la dissonance entre la réalité de la matière et des événements qui nous entourent, et leurs réalités psychiques, qu’on se construit.

Ayant par ailleurs une activité de recherche en sciences cognitives, c’est dans cet esprit d’expérimentation que j’ai commencé à photographier.L’image me permet d’explorer ces articulations entre réalités superposées.Je tente d’appréhender l’expérience du vécu comme une construction mentale instable, reposant sur des représentations mouvantes.”

Ensuite avec Agnès Cappadoro vous présente “un bel après-minuit” 

À la suite du décès de sa femme, un homme fait une promenade sur la plage. Sa silhouette évoque celle d’un personnage de Tati, mais le traitement de l’image renvoie au chagrin et à quelque chose d’un peu inquiétant. Tragi-comique et infiniment triste, ce cheminement est aussi un travail sur une marge ; celle du littoral. Frontière entre le solide et le liquide, bord de monde, extrémité.

Ensuite quelques extraits de son travail “ONIROPOLIS” .Sur un corps d’homme, sur un corps de femme (un ventre, une nuque, un dos, près d’un sexe…) sont dessinés ou incrustés numériquement, une ville imaginaire, une carte des vents, un plan de forêt
ou de pays, autant d’utopies transportables.

Leur rassemblement constitue une sorte de géographie des rêves… Il s’agit de faire sortir du corps cet espace imaginaire, cette utopie personnelle, ce lieu intime, de le faire émerger lentement, sous la peau, puis dessus, palpitant au milieu des veines, des accidents du corps.Au travers des dessins très codifiés de la cartographie s’expriment les rêves inconscients,les désirs et les projections. Ainsi se transforment en refuge les lieux où se développent nos angoisses, le corps s’y fait territoire.Un territoire de l’intime, où le corps dit des chemins pour se faire comprendre, sait se faire sensuel et secret, se dévoile et se cache…Le corps parle. Autant que le paysage.Autant que la carte qui n’a rien à dire. Autant que celui qui se tait.

Lay Nonem présente “Anatomie de nos divisions”.Tout se transforme, tout le temps, et ce que l’on croit d’une personne est en fait une multitude. Un individu est toujours une somme de personnalités, diverses et opposées qui se disputent ou se partagent le contrôle du «moi». Que reste-il alors de nos identités, si la seule chose qui ne disparaît pas est la transformation? Peut-on imaginer vivre un instant qui ne soit un tremblement ? Comment exister si le mouvement ne nous laisse aucun espace où nous établir?

“Face au principe d’incertitude qui façonne nos structures internes, je n’ai pu trouver que des corps qui refusent de se définir, qui se forment, se déforment, et se réforment sans cesse.C’est à travers une peinture «dé-figurative» que je cherche l’Être,
éparpillé entre tous ses possibles, et j’y vois les divisions des uns dessiner les liens des autres.”

Florence Jou, avec “journal intime” elle questionne notre rapport à l’exhibition et à la mise en scène de soi: un narcissisme quotidien de plus en plus exacerbé.Et, à côté, en vis à vis, l’individu n’en reste pas moins seul, perdu dans cette foule, dans l’espace urbain. Marseille est la métaphore de la dissolution de l’être humain, à l’image de ces figures longilignes, évanescentes, en train de perdre leur consistance.


VERNISSAGE VENDREDI 3 DÉCEMBRE 19H ET PERF À 20H

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